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OVNIS : UNE REALITE 28 mars 2014

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En présence du Général de division Wilfried De Brouwer, ancien Chef des opérations à l’Etat-major de l’air belge, et de Jean-François Clervoy, astronaute de l’Agence spatiale européenne, l’INREES a organisé le 18 mars 2014 une conférence exceptionnelle qui a fait salle comble avec la participation de la journaliste américaine, Leslie Kean.

Si leur origine demeure encore une énigme, les OVNIS n’en sont pas moins une réalité. Des objets volants non identifiés sont en effet observés dans l’atmosphère terrestre par des dizaines de milliers de personnes chaque année. Cette affirmation résulte de décennies d’observations et d’investigations de la part de pilotes, de hauts responsables militaires, et de chercheurs. La journaliste d’investigation Leslie Kean, soutenue dans son enquête par les plus hautes autorités jamais encore impliquées sur le dossier, nous livre ce soir le fruit de 10 ans d’enquête à l’occasion de la publication en France de son livre événement : OVNIS – Des généraux, des pilotes et des officiels parlent.

Produit par Stéphane Allix et Sébastien Lilli

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Source : www.inrees.com

OVNIS : UNE REALITE

Les ovnis sont une réalité. Cette affirmation résulte de décennies d’observations et d’investigations de la part de pilotes, de hauts responsables militaires, et de chercheurs.

Dans cette enquête unique, la journaliste d’investigation Leslie Kean présente des indices incontestables sur la présence réelle d’objets volants non identifiés – métalliques, lumineux et capables de manoeuvres qui défient les lois de la physique – dans l’atmosphère terrestre. Ce livre retentissant est le fruit de dix ans d’une enquête acharnée durant laquelle l’auteur a interviewé des dizaines d’officiers d’aviation de haut niveau et de témoins à travers le monde, passé en revue des centaines de documents gouvernementaux, de rapports d’aviation, de données radar et d’études de cas corroborés par des indices matériels. Une enquête magistrale pour enfin séparer les faits de la fiction.

« La réalité objective des phénomènes aériens non identifiés, mieux connus dans le grand public sous le sigle OVNIs, ne fait plus de doute. Le climat de soupçon et de désinformation, pour ne pas dire de dérision, qui entoure trop souvent la collecte de témoignages, illustre une forme surprenante d’aveuglement intellectuel. »
Yves Sillard, ancien Directeur général du Centre national d’études spatiales français (CNES).

« Il est temps de chercher à comprendre ce que sont ces objets apparemment intelligents surgissant dans notre ciel et dont la réalité est confirmée par de multiples sources. »
Jean-François Clervoy, astronaute de l’Agence spatiale européenne (ESA).

« Ce livre lève clairement le tabou sur la croyance largement répandue, et pourtant infondée, qu’il n’est pas possible d’aborder sérieusement le sujet des ovnis. Leslie Kean apporte une analyse rationnelle sur les informations les plus pertinentes, dont beaucoup sont présentées ici pour la première fois avec des détails fascinants. »
John Podesta, ancien Chef de cabinet du Président Bill Clinton à la Maison Blanche (1998 – 2001).

« Enfin, un livre sérieux et réfléchi sur ce sujet controversé. Les sceptiques et les convaincus vont y trouver un trésor d’informations pénétrantes et ouvrant les yeux. Ce livre va être un étalon de référence pour la recherche sur les OVNIS. »
Michio Kaku PhD, auteur de Physics of the Future (« Physique du futur »).

REFLEXIONS SUR LES ORIGINES DES OVNIS 11 octobre 2016

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REFLEXIONS SUR LES ORIGINES DES OVNIS slide1

Par Philippe GUILLEMANT

Comprendre le phénomène ovni exige, avant toute chose, de revoir notre conception de la réalité. Allons-y, le plus brièvement possible. Le temps, l’espace et la matière n’existent pas tels qu’on les perçoit, c’est ce que la physique nous apprend. Ce qu’on perçoit est donc produit par la conscience, via le filtre constitué par le cerveau. On sait aujourd’hui que ce qu’on appelle le vide contient incommensurablement plus d’informations que toute la matière de l’univers, ce qui peut se comprendre dans la mesure où l’univers est essentiellement fait de vide, et même la matière elle-même. Sur cette figure, la mer représente le vide. Le vide nous parait vide parce qu’à notre échelle, les vagues qui représentent les informations du vide sont invisibles.

D’après la physique, pour différentes raisons indépendantes (voyageur de Langevin, intrication atemporelle, trous de ver …) notre futur ne peut qu’être déjà réalisé, notamment parce qu’on peut y voyager. La question importante est donc de savoir: est-ce qu’il peut changer ? Ma thèse est que oui, il peut changer grace aux fluctuations quantiques du vide (appelées quanto-gravitationnelles), qui sont les vagues de cette mer quantique et qui peuvent avoir un effet macroscopique. Mes travaux sur le billard l’ont montré: la trajectoire d’une boule peut rapidement dépendre de l’information présente à l’échelle de ces vagues, l’échelle de Planck, là où seules les fluctuations du vide (c’est-à-dire de l’espace lui-même) règnent.

On voit ici un tunnel flottant sur une mer, il s’agit de ce vide à 6 dimensions ramené à 2 seulement, ressemblant ainsi à la surface d’une mer, la mer du vide quantique; et le tunnel est une métaphore 3D de notre espace à 4 dimensions, ou encore de chacune de nos lignes de vie. Lorsque nous avançons dans le tunnel, invisible à nos yeux, guidés par notre futur, notre futur change simultanément sous l’influence des vagues. Ma thèse est que ces vagues sont produites par notre conscience, parce que leur effet est directement lié à nos intentions: elles engendrent nos intentions. Ce que nous allons faire dans le futur est en effet corrélé à nos intentions, qu’elles soient libres ou non. Donc lorsqu’on parle d’informations du vide ou de vibrations intimes de l’espace, c’est la même chose, que je considère comme de la conscience: c’est immatériel et cela génère nos intentions. On peut le voir comme une extension immatérielle de notre cerveau, c’est à dire l’âme, par définition.

Le vide n’étant pas vide, je propose de le concevoir comme plein d’informations non manifestées, correspondant à de la conscience. Par impuissance à décrire d’où vient l’information extraite du vide, celle qui préside notamment à la réduction des états quantiques, les physiciens l’assimilent à du hasard pur, un hasard fondamental, comme s’il provenait d’un Dieu qui joue au dés. Bien au contraire, ma thèse est que le vide doit être considéré comme bien structuré, organisé par la causalité, même s’il est composé de conscience, tout comme notre réalité est elle-même extraite du vide (plus précisément: d’une plus faible densité) dans la mesure où tous ses changements en dépendent.

Or si l’on introduit l’hypothèse que les informations du vide sont régies par la causalité, et non par un Dieu du hasard quantique – une hypothèse on ne peut plus scientifique – nous allons voir qu’on en arrive à la conclusion qu’il est nécessaire d’organiser le vide en plusieurs couches de densités d’informations différentes. Ceci est un point clé: pour résoudre ses problèmes actuels, d’après moi la physique devra évoluer en structurant l’espace-temps en plusieurs couches de densités différentes, faisant passer notre espace-temps à 4 dimensions à un espace-temps à 10 dimensions. Voyons voir cela.

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Le plus important, et même le plus sûr des enseignements de la mécanique quantique, ultra vérifié, est que notre réalité est une superposition de tous les possibles, réalité que notre regard réduit en une seule possibilité: la réalité observée. Cela ne veut pas dire que ce qu’on observe est influencé par la conscience, car les choses sont plus compliquées, du fait de la présence du futur. Cela veut dire que notre observation a pour effet de densifier la réalité là où elle ne l’est pas déjà , en lui apportant de l’information dont l’origine nous est inconnue: Du futur ? De l’extérieur de l’espace-temps ? De Dieu ? On ne sait pas, ou plutôt on sait seulement que cette information ne vient pas du passé. Par contre, ce qu’on sait de très important, c’est que la densité de cette information, même après observation, reste limitée. Ce qui veut dire que la réalité densifiée elle-même reste une superposition, au sens où elle manque encore d’informations. Car elle ne peut pas dépasser la densité d’information d’Heisenberg, qui s’exprime par une loi d’incertitude.

Il y a donc au moins deux densités d’information dans la nature, et ceci est certain et prouvé:

Bien entendu, une fois qu’on l’a observée, la réalité devient densifiée, et donc elle densifie à son tour, de proche en proche, tout ce qui lui est relié par la causalité: c’est ce qu’on appelle la décohérence.

Maintenant, on sait que la densité quantique est très inférieure à la densité physique, mais on ne lui connait pas de limite inférieure; on ne sait pas comment elle varie, on sait seulement qu’elle est liée à ce qu’on appelle la fonction d’onde des particules, voire de certains objets macroscopiques. Le problème est que la quantité des possibles (après réduction de la fonction d’onde) augmente de façon exponentielle à mesure que la densité diminue, c’est à dire à mesure que la fonction d’onde s’étale; il s’ensuit que si la densité devient trop faible, le vide pourrait ne plus pouvoir contenir l’information correspondant à tous les possibles. C’est pour résoudre ce problème que je propose que le vide soit structuré en plusieurs couches de densité variable, par paliers, comme dans une structure fractale où les densités correspondent aux échelles. Il y aurait donc plusieurs densités du « quantique ». Nous ne pourrions pas les voir parce que nous vivons dans les deux densités inférieures, d’une part la densité physique qui correspond à l’arbre de droite, et d’autre part la densité quantique la plus dense, qui correspond à l’arbre situé juste à sa gauche. Le fait d’observer permettrait de réduire les états quantiques les plus denses mais pas les autres, qui resteraient donc invisibles, ou indétectables par nos instruments actuels.

L’avantage de nombreuses densités, plus nombreuses que deux (par exemple 7 ?… 22 ?, je n’en sais rien ), c’est que chaque niveau de densité inférieure permet de limiter le champ des possibles de la densité qui lui est supérieure (bien qu’inférieure sur le plan évolutif de la conscience). Grace à de multiples densités, il deviendrait ainsi possible d’héberger le multivers d’Everett dans le vide quantique, et donc d’introduire enfin la causalité dans le vide. Sinon, c’est impossible en vertu du raisonnement suivant: à l’aide d’un générateur quantique de nombres aléatoires, prenez une décision différente à chaque tirage. A chaque fois, vous créez deux branches d’univers donc deux univers différents. Même si le nombre de personnes à agir ainsi reste limité, un calcul facile montre qu’on arrive très vite à une situation où l’on obtient beaucoup plus d’univers que le vide ne saurait en héberger… sauf si vous limitez le champ des possibles. Ne pas le faire serait un immense gachis d’espace, comme pourrait le dire Jodie Foster dans le film « Contact ». Aussi, je pense que l’univers a très probablement, non pas deux mais de multiples densités, qui se succèdent jusqu’à la densité zéro, celle du néant (la seule depuis laquelle on peut toutefois contempler toutes les autres)…

La première raison pour laquelle j’ai été amené à proposer plusieurs densités différentes de notre espace-temps global (4D + le vide), c’est que pour rendre compatible des conditions initiales avec des conditions finales d’un futur qui peut changer, bien qu’il soit déjà réalisé, alors il est indispensable que ce futur soit défini avec une densité inférieure à la densité physique (de l’anima), celle que j’appelle la densité du moi, celle de notre conscience de nous-mêmes ou, à l’échelle humaine, de notre conscience collective. Car si nous avons un futur déjà dessiné à forte densité qui dépend du passé, il n’en dépend pas très longtemps et il peut ensuite changer, à condition d’être dessiné à une densité plus faible, une densité qui fait déjà partie du vide quantique, où tout ce qui arrive est encore flexible et peut encore changer.

Enfin une dernière raison, c’est qu’avec les différentes densités on peut fabriquer les différentes couches d’un réseau de neurones. Je vous en fait grâce ici, mais pensez au fait que notre cerveau matériel contient 6 ou 7 couches de neurones.

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J’ai représenté sur cette figure un futur qui change, sous l’influence de notre conscience éveillée – le moi – à mesure que le temps linéaire passe. Le fait que cette conscience fasse partie du vide quantique lui permet d’agir sur nos lignes temporelles en dehors de l’espace et du temps, tout en étant corrélée à notre cerveau. On ne se rend pas compte de cette action hors du temps car nous ne savons pas prévoir nos comportements face au futur encore inconnu que nous avons à vivre. Il n’empèche que c’est bien notre état de conscience qui va déterminer ces comportements et il faut alors comprendre qu’il les détermine dans le futur dès à présent, faute d’existence d’un délai entre le présent et le futur. Nous n’avons donc pas seulement une conscience produite par le cerveau, mais aussi une conscience qui détermine les aiguillages de nos lignes temporelles. Donc ce qui va changer un aiguillage, ou un paquet d’aiguillages, c’est un changement d’état de conscience, qui passe par le cerveau. Il n’y a aucun ésotérisme là-dedans, rien que de l’information qui transite du cerveau au vide.

Du cerveau au vide, et inversement ! Car si effectivement durant l’évolution de nos états de conscience et plus précisément de nos intentions, notre futur change, il faut envisager aussi bien l’inverse: des changements dans notre futur, ayant d’autres causes que notre « moi », peuvent à leur tour faire émerger nos intentions ou nos états de conscience. On verra que ceci est un point important pour mieux comprendre certains aspects du phénomène ovni. Cette dépendance du moi aux changements dans notre futur est peut-être même le cas général. Ces changements peuvent résulter d’autres personnes avec qui nous sommes en interaction, ou de la conscience collective qui nous maintient dans une certaine orientation, ou encore… et dans le meilleur des cas, de notre soi. Mais là, quand je parle du soi, on est plus dans une mécanique connue. On est dans une véritable action du vide sur le cerveau, via l’extension immatérielle de notre cerveau… qui n’est autre que l’âme (= le moi + le soi).

A la différence des changements conditionnés, les changements dus à notre connexion au soi sont alors réellement libres, au sens où ils sont indépendants de notre cerveau lui-même. Il faut concevoir le soi comme une autre partie de nous-mêmes qui agit directement sur notre futur, si toutefois nous y sommes connectés. Dans ce cas notre futur influence notre présent et il s’ensuit des synchronicités, comme je l’ai expliqué dans « La Route du Temps ». On peut considérer le soi comme « nous-mêmes dans le futur » (en très faible densité). Dans « La physique de la conscience », je donne des arguments en faveur de l’idée qu’il pourrait s’agir réellement d’une conscience indépendante, qui mène sa propre vie sur un autre plan, peut-être sur des millénaires, à laquelle nous n’avons accès que transitoirement ou de façon inconsciente par l’intermédiaire de notre subconscient. Ce soi Jungien serait bien une entité qui fait partie de notre individualité mais qui vit sur un autre plan, une autre densité. Il s’agirait d’une densité encore inférieure à la densité de notre moi, la troisième. Elle ne dessinerait pas vraiment notre futur, mais seulement un ensemble de futurs probables parmi lesquels notre moi devrait évoluer. Le soi, même connecté, n’agirait pas sur les détails de notre vie, mais pourrait la bouleverser vers de bien meilleurs horizons dès lors que nous sommes connectés à sa présence, puisqu’il représente notre véritable raison d’être.

Si j’insiste sur ces propriétés du soi, c’est parce qu’elles apportent un nouvel éclairage sur un large spectre du phénomène ovni, celui qui correspondrait non pas à des entités extraterrestres en provenance d’autres planètes (dont je ne nie pas qu’elles existent) mais plutôt à des entités qui pourraient presque être… nous-mêmes dans le futur, ou en tout cas apparentées (directement concernées par notre évolution), en provenance d’autres densités (ou plans dimensionnels) que la notre. Mais je reparlerai de cela à la fin de mon exposé, car il faut d’abord aborder un aspect important de la pénétration de notre densité lorsqu’on vient d’une densité inférieure, c’est à dire d’un plan supérieur multidimensionnel: il s’agit de la résistance du futur.

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Vous comprenez bien que dans une réalité où le futur est déjà tracé, ce futur puisse résister à tout changement. A priori, il devrait même s’agir d’une impossibilité du changement, si on reste dans une physique déterministe, celle des univers bulles prison, par exemple. Mais d’après le dessin que je vous ai montré précédemment, les changements sont possibles grâce à des commutations dans lesquelles de l’information est échangée avec le vide (via le hasard dit quantique, ou celui des quantas gravitationnels probabilistes).

Maintenant, mettez vous à la place d’un vaisseau qui veut rentrer dans notre réalité, en provenance d’une faible densité. Il provient d’un endroit où la temporalité est extrèmement dilatée (en correspondance avec la faible densité spatiale), un endroit d’où notre réalité pourrait apparaitre, si c’est possible, dans une très large fenêtre temporelle, du passé au futur. Et il doit débarquer dans notre réalité à travers une fenêtre temporelle très réduite, celle de notre sensation du présent. Vous imaginez bien que cela ne se fait pas sans transition. Le vaisseau va devoir se densifier peu à peu, c’est à dire dilater son espace et comprimer son temps pour parvenir à notre niveau de densité. La dilatation de son espace va densifier sa structure moléculaire, il devient alors visible. La compression de son temps, alors qu’il est encore invisible, va nécessiter qu’il s’insère sur des lignes temporelles où il n’a pas laissé de traces. Mais lorsqu’il devient visible et impacte un témoin, cela pose un problème. Il faut alors qu’il interagisse avec la conscience du témoin car son insertion va dépendre de son impact sur lui, dont la ligne temporelle doit rester compatible avec la sienne. En clair, c’est chaud (et spéculatif) et cela implique probablement un impact beaucoup plus psychique que physique. Quoi qu’il en soit, une chose me parait certaine: pour être accepté par notre réalité il va bien falloir que cette dernière accepte que le vaisseau la modifie, ne serait-ce qu’un peu.

Le vaisseau va donc changer notre réalité, mais seulement localement, pendant quelques heures par exemple. Le véritable impact qu’il devrait avoir viendra beaucoup plus tardivement. Pourquoi ? Vous imaginez bien qu’il ne va pas changer toute l’histoire de l’humanité, car il y a une bonne raison à cela: en passant par des temps progressivement comprimés, le vaisseau est obligé de s’insérer dans notre futur, donc de s’insérer sur des lignes temporelles dont le scénario d’impact est quasiment nul, puisqu’il n’a pas encore eu lieu. Il va donc laisser notre futur inchangé jusqu’à ce que toutefois, notre réalité soit modifiée très localement, via une interaction avec la conscience des témoins (conscience qui, je le rappelle, n’est pas dans notre réalité) qui les laisse « hallucinés », sauf que ce qu’ils ont vécu était bien réel. Cette modification est possible parce que cette conscience bien terrienne est « habilitée » à changer notre réalité localement, là où elle se trouve. Voila pourquoi la rencontre avec un ovni ne peut pas laisser de traces dont l’impact prend des proportions mondiales, en tout cas pas immédiatement. Il faut attendre une accumulation considérable de prises de consciences individuelles qui finit par avoir un effet global sur notre conscience collective, en modifiant notre champ collectif des futurs probables via la compréhension de la présence. Le raisonnement qui consiste à dire: un ovni laisse une preuve, celle-ci est dévoilée à la face du monde et toute l’humanité change de paradigme d’un seul coup, ce raisonnement est faux, d’après ma théorie en tout cas, car il faudrait pour cela que notre futur change d’abord, en tout premier lieu, pour qu’une telle preuve puisse ensuite avoir un tel effet. Il faudrait qu’existe au préalable dans notre futur une ligne temporelle de la terre où l’accueil mondial d’une telle preuve existe, c’est à dire dont les conséquences sont gérées, avant que cette preuve se manifeste.

Maintenant, comment font les ovnis pour débarquer chez nous depuis une faible densité ? Ils ont besoin de se densifier, c’est à dire de se matérialiser au niveau moléculaire, or je pense que cela revient à emprunter en sens inverse un trou de ver que l’on a créé depuis l’extérieur de la densité où l’on entre. C’est un peu plus qu’une intuition, que je vais essayer de creuser.

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Un trou de ver est habituellement présenté comme une distorsion de l’espace-temps qui avale l’espace dans un trou noir et qui se prolonge en tunnel…et là on rentre dans une physique spéculative ou les physiciens doivent faire marcher leur imagination ou leur intuition. J’ai plusieurs raisons de penser pour ma part qu’un trou de ver est un moyen d’accès à une densité inférieure. Un raisonnement à partir de la figure en haut à gauche permet d’interpréter la pénétration d’un trou de ver comme une dédensification … ou une dématérialisation si vous préférez, mais c’est un peu compliqué à expliquer et je vais présenter les choses de façon plus imagée. En fait, il y a une très grosse différence entre un trou de ver et un trou noir. Un trou noir, c’est en réalité une faille dans l’espace-temps alors qu’un trou de ver, c’est un vrai trou et à ce propos, savez vous que les physiciens ont déjà découvert l’existence des ovnis, au moins sur le plan théorique ?

Un trou de ver n’est en effet rien d’autre qu’une bulle d’espace qui apparaît localement dans une réalité, pour disparaître juste après, non sans avoir éventuellement introduit un objet, responsable de sa création, qui semble se matérialiser lorsqu’il sort de la bulle, ou au contraire se dématérialiser lorsqu’il y rentre. Mais il n’y a en réalité aucun tunnel dans l’espace, car un trou de ver ne relie pas seulement deux points de l’espace, il relie aussi deux points du temps. Donc, il ne s’agit pas d’un tunnel mais d’une bulle d’espace qui se déplace dans le temps, ce qu’illustre la figure. Paradoxalement, les trous de vers sont ainsi beaucoup mieux interprétés dans le film de science fiction « Jupiter Ascending », où ils sont simulés comme je viens de le dire, que dans le film « Interstellar », au scénario pourtant conseillé par un physicien, où un trou de ver est décrit comme un tunnel d’espace-temps statique: en l’occurence, celui qui relie la planète saturne aux environs d’un trou noir très lointain: totalement irréaliste !

Clairement, d’après tous les témoignages qu’on peut trouver dans la littérature ufologique, une grande partie des ovnis utilisent d’après moi un trou de ver artificiel, c’est à dire fabriqué par le vaisseau lui-même, pour entrer ou sortir de notre réalité. Et cela ne leur demande pas une énergie collossale, puisqu’à la différence d’un trou noir, les trous de vers ne sont pas statiques mais dynamiques (ce ne sont pas des failles mais des trous) et surtout, dans le cas des ovnis, ils sont créés de l’intérieur et non pas de l’extérieur. Les créer de l’extérieur comme dans le cas du film « contact » demanderait une énergie colossale, pour ne créer finalement, non pas un trou de ver mais seulement une bulle d’espace isolée du reste de l’espace (par élimination du phénomène de décohérence). Alors que les créer de l’intérieur est infiniment moins couteux, puisque la taille de la bulle diminue en même temps qu’elle comprime l’espace du vaisseau et qu’il s’ensuit un mécanisme d’auto-propagation de la compression qui rend inutile la création d’un fort gradient gravitationnel. C’est inutile dans la mesure où théoriquement un faible gradient suffit, même très faible, à condition de veiller à l’homogénéité de la compression, ceci n’étant pas évident à assurer, ce qui pourrait expliquer les déformations et autres mouvements bizarres que font souvent les ovnis avant de se dématérialiser.

On peut se demander pourquoi les physiciens ne nous donnent pas la bonne interprétation des trous de ver, celle qui consiste à dire que ce sont bien des bulles d’espace qui se baladent et non pas des tunnels ou des poignées de porte statiques, telles qu’ils les représentent souvent à l’échelle quantique (en bas à gauche sur le slide). Oui, car les trous de vers pullulent à l’échelle quanto-gravitationnelle, à cause de l’instabilité de l’espace-temps à cette échelle. La raison à cela est simple: les physiciens de la gravité quantique éliminent le temps des équations, mais sans le remplacer par un vrai temps (ce que je fais moi-même). Pourquoi ? Parce qu’un vrai temps est un temps dans lequel tout l’espace-temps évolue simultanément, dans le passé comme dans le futur, hors du temps linéaire. Or pour l’instant, c’est quelque chose qu’aucun physicien ne sait mettre en équations, or un physicien, parce qu’il est tenu par sa communauté, ne se donne le droit d’imaginer que ce qui peut lui être dicté par les équations. Dommage, car le vrai temps est incompatible avec une approche par les équations. De ce fait, les physiciens gèlent la mer quantique. Il y a pourtant d’autres solutions que les équations et je propose pour ma part une approche cybernétique (l’âme étant un cerveau), mais je n’aborderai pas cela ici (voir le livre « La physique de la conscience »).

Que se passerait-t-il maintenant si les physiciens de la gravité quantique s’autorisaient à introduire un vrai temps ? Eh bien tout simplement, ils dégèleraient leur mer quantique et au lieu d’avoir une mer où pullulent les poignées de portes, nous aurions une mer en bonne et due forme, sauf qu’il s’agirait de celle de la conscience, où pulluleraient les vagues et les gouttes d’espace-temps expulsées par les vagues, c’est à dire des ponts entre les densités. A noter que de tels ponts permettraient de corréler des zones séparées de l’espace par l’intermédiaire des faibles densités, or c’est justement ce que très récemment, des physiciens ont proposé en faisant le lien entre l’intrication quantique et les trous de vers !

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Une chose vraiment fondamentale maintenant à comprendre, c’est que l’introduction du temps vrai, du temps réel dont je vous parle et qui permet aux trous de vers d’être considérés comme des bulles qui se déplacent et non pas comme des poignées de porte, c’est que les bulles en question ne se déplacent pas dans le temps de la mécanique, mais dans le temps de la conscience, ce temps réel qui permet à chacun de nous de changer notre futur, c’est à dire de changer la forme de l’espace-temps, au lieu que ce dernier reste figé. Et dans une bulle d’espace-temps, ceci est rendu possible par le simple fait que cette bulle est libérée de toute contrainte mécanique. Le temps de la mécanique a disparu, ou presque, la décohérence n’a plus lieu, et par conséquent l’ovni est déplacé par la conscience de son pilote, puisque la bulle n’est plus qu’une bulle de sa seule conscience, une fois sortie de l’espace-temps. Il y a toutefois un problème technique à résoudre, qui est de faire en sorte que l’ovni soit réalisé dans un matériau très spécial car capable de déployer une signature quanto-gravitationnelle identique à celle du pilote (sinon ils se désolidariseraient), et c’est probablement ce qui donne de la part de certains ovnis la sensation qu’ils sont vivants, comme s’ils étaient une extension organique de leurs pilotes.

Mais il n’est pas obligatoire de sortir de l’espace-temps par un trou de ver pour venir nous rendre visite. On envisage aujourd’hui sérieusement (la NASA) la possibilité de déployer une technologie dite Warp Drive, qui compresse l’espace devant un vaisseau et le dilate à l’arrière, de façon à créer une bulle d’espace qui ne dilate pas le temps. Ainsi le vaisseau se déplace dans notre présent et n’a pas à venir du futur, auquel cas les visites devraient être beaucoup plus faciles…. Sauf que, il reste à parcourir les dizaines d’années lumière qui nous séparent des systèmes stellaires peut-être habités les plus proches. Même si elle peut être supraluminique, je ne crois pas que ce genre de technologie peut raccourcir suffisamment le temps de parcours pour que cela explique les brèves incartades de nos visiteurs, sauf s’ils ont des bases dans notre système solaire ? Oui mais où ça ? Enfin bref, si l’origine extra-terrestre bien physique de nos visiteurs est réelle, je pense qu’ils utilisent plutôt des trous de vers artificiels, en profitant éventuellement de certaines instabilités locales dans la structure de l’espace, qui parce qu’elle serait plus fragile, rendraient plus facile la création d’une bulle.

Maintenant, compte tenu du caractère très mystérieux du phénomène ovni sur lequel je ne vais pas m’étendre, il convient d’envisager d’autres origines à nos visiteurs que purement physiques, c’est-à dire issus de notre densité. La densité suivante étant celle de notre conscience, en quelque sorte la mémoire de la création, elle ne convient pas à mon sens comme origine de nos visiteurs mais plutôt comme zone de transit de ces derniers. Il s’agit en effet d’une densité où l’on navigue par la pensée sans jamais rien pouvoir construire d’autre que ce qui existe déjà dans tout l’espace-temps. Cela ne me semble pas, pour cette raison et bien d’autres, une zone habitable et je ne m’étendrai pas là-dessus. Par contre la densité suivante, celle du soi, est tout à fait convenable comme zone de provenance des visiteurs puisqu’il s’agit du véritable multivers dans lequel on ne fait pas que naviguer, mais où l’on crée littéralement par la pensée ce que l’on vit, gràce à toutes les variantes que le multivers peut donner à n’importe quelle forme.

Mais l’argument le plus important en faveur d’une origine privilégiée de la densité du soi, c’est que nos visiteurs issus de cette densité seraient en quelque sorte nos véritables parents, nos véritables géniteurs psychiques, si ce n’est directement nous-mêmes dans notre futur de faible densité, c’est à dire après notre mort. Il serait tout à fait logique qu’ils s’interessent à notre évolution et tentent en particulier de nous éveiller à la véritable réalité et aux dangers que court aujourd’hui la planète (le nucléaire, etc. ).

Dans cette densité du soi, il serait possible de générer par la pensée des formes qui pourraient ensuite être matérialisées dans la notre par un processus de densification qui reste encore à préciser. Il s’agit bien entendu à ce stade de spéculations, mais il convient de noter qu’un processus de matérialisation d’une faible densité à une densité plus forte existe déjà dans la nature, comme par exemple le processus de réduction d’une fonction d’onde. Il suffirait que ce processus puisse être macroscopique, or certains physiciens sérieux conjecturent l’existence d’états quantiques macroscopiques. Dans ce cas, il s’agirait d’envisager la possibilité de densifier une structure micro-organique et moléculaire qui au départ de sa densité serait quantique de notre point de vue, alors qu’elle est simplement absente ou plutôt non configurée dans cette densité (la temporalité dilatée la rend d’ailleurs caduque).

La compréhension de ce processus de densification est à mon avis le point clé de celle du phénomène ovni. Elle devrait faire l’objet de recherches et de réflexions qui arrivent à dépasser l’idée fausse selon laquelle ce processus relèverait plus de la magie ou de la fantaisie que de la physique… c’est la leçon que nous devons recevoir du quantique… et d’ailleurs la magie n’est-elle pas destinée à devenir notre future physique ?

***

Ci-dessous, la figure 15 du livre « La physique de la conscience« ,

également figure 9 du livre « Ovnis et conscience« .

cerveau

 source :http://www.doublecause.net/index.php?page=ovnis_conscience.htm

UN JET PREND EN CHASSE UN OBJET INCONNU AU-DESSUS DE BOSSIER CITY (USA) 25 mai 2016

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Le 3 juin 2015,  un jet militaire prenait en chasse un objet inconnu dans le ciel de Bossier City, Louisiane, à proximité de Barksdale AFB.  Le témoin qui a filmé la séquence travaillait ce jour là sur la base aérienne.
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LES ENQUETES DU MUFON : HANGAR 1 – SAISON 2 18 février 2016

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 BA - Hangar 1 : Les dossiers ovni - Saison 2 - Episodes 1,2 - Mer 17/02 à 20h50

 

Documentaire – S2E01 – VF – SOM1-01 -40mn

Le gouvernement américain nie depuis toujours avoir connaissance de manifestations extraterrestres. En 1994, un ufologue américain reçoit dans sa boîte à lettres un paquet qui contient le film d’un manuel gouvernemental top secret : SOM 1-01. L’authenticité de ce manuel fait débat…

http://www.dailymotion.com/video/x3ux724

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Documentaire – S2E02 – VF – LES HOMMES EN NOIR -39mn

Mais qui sont ces hommes vêtus de noir qui s’immiscent dans les vies de ceux qui disent avoir été témoins d’apparitions d’OVNI et tentent à tout prix de les faire taire, quitte à user de la menace et de l’intimidation ? Existent-ils vraiment ? Et surtout, pour qui travaillent-ils ?

http://www.dailymotion.com/video/x3t8cwj

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Documentaire – S2E03 – VF -  -39mn – LE PEUPLE DES ETOILES -39mn

Les fichiers du Hangar 1 sont remplis d’histoires impliquant des Amérindiens et leur familiarité avec les êtres extraterrestres qu’ils qualifient de «Star People». Est-ce ces terres tribales sacrées attirent les visiteurs interstellaires … ou est-ce plutôt les Amérindiens eux-mêmes?

http://www.dailymotion.com/video/x3nmazf

 

 Documentaire – S2E05 – VF -   OVNIS SOUS MARINS -39mn

La Terre est composée à plus de 70% d’eau. Des océans, des lacs, des rivières, en grande partie inexplorés. Ne serait-ce pas la cachette idéale pour un OVNI ? En tout cas, nombreux sont les témoignages concernant des OVNI sous-marins dans les dossiers du MUFON. Il est temps d’enquêter.

http://www.dailymotion.com/video/x3s0y2q

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Documentaire – S2E06 – VF -   LES OVNIS EN TEMPS DE GUERRE-39mn

Guerre de Corée, guerre du Viêt Nam, guerre froide… Il n’est pas rare que des OVNI soient aperçus dans des zones de conflit. Mais pourquoi ? C’est ce que les enquêteurs du MUFON vont tenter de déterminer.

http://www.dailymotion.com/video/x3vnogn

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Documentaire – S2E07 – VF -   LES POLICIERS CONTRE LES OVNIS -39mn

Hangar 1 a plusieurs cas de militaires et de policiers qui ont été témoins d’événements incroyables impliquant des ovnis. Malgré les détails donnés lors de leur témoignage, le gouvernement et l’armée ont tenté d’étouffer ces affaires allant jusqu’à menacer de nuire à leur carrière. Depuis, les rapports de police sont déposés directement auprès du Mufon qui apprécie ces témoins.

http://www.dailymotion.com/video/x3wstzq

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Documentaire – S2E08 – VF -   LES SUPER POUVOIRS DES OVNIS -39mn

Le MUFON enquête au sein du Hangar 1 quant aux preuves étonnantes sur des pouvoirs surnaturels technologiques comme le rayon tracteur, la téléportation et l’invisibilité. Les témoins qui ont rencontré des OVNIS ont également expérimenté la vision à rayons X et la télépathie.

http://www.dailymotion.com/video/x3wsu04

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Documentaire – S2E10 – VF -   LES RENCONTRES RAPPROCHEES -39mn

Au plus profond de fichiers du MUFON se trouvent des milliers de cas d’OVNIS qui tombent dans la catégorie «haute étrangeté». Certaines de ces histoires les plus connues ont même défrayées la chronique.

http://www.dailymotion.com/video/x3y8ygk

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Documentaire – S2E12 – VF -   DES OVNIS AU TEXAS -39mn

 De nombreuses apparitions d’OVNI sont signalées au Texas. Pourquoi ? Et suivent elles une logique ? Les enquêteurs du MUFON se plongent dans leurs dossiers.

 http://www.dailymotion.com/video/x3zpghp

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SAISON 1 : http://exocontacts.unblog.fr/2015/03/05/les-enquetes-du-mufon/

RAPPORT D’AVANCEMENT DE LA COMMISSION TECHNIQUE 3AF-SIGMA2 17 février 2016

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RAPPORT D'AVANCEMENT DE LA COMMISSION TECHNIQUE 3AF-SIGMA2

Les phénomènes PAN (Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) ne sont pas nouveaux: des cas aéronautiques (en vol) et des cas au sol (traces et observations) ont été constatés depuis la 2ème guerre mondiale voire bien avant. Une première vague de cas a été répertoriée en France depuis le début des années 50, ce qui a motivé la création du GEPAN au CNES en 1977. Ces phénomènes présentent des caractéristiques diverses selon les cas (cinématiques, électromagnétiques, optiques, de radiation, effets mécaniques sur le sol, etc…) inexpliquées.

 

Leur réalité est incontestable même si des canulars existent et sont démontrés. Leur origine naturelle ou artificielle est une question ouverte selon les cas, du fait de phénomènes lumineux et électromagnétiques atmosphériques mal connus, mais aussi de comportements électromagnétiques et surtout cinématiques imprévisibles. Ces comportements étranges défient les lois de la physique, notamment de la mécanique, ce qui pose problème aux moyens d’observation pour effectuer des enregistrements systématiques.

 

Du fait du caractère exceptionnel de ces phénomènes aérospatiaux et de leur complexité scientifique, la Commission Technique de 3AF, initialement intitulée PAN, puis SIGMA, a été créée en 2008.

 

En avril 2013, le mandat de la Commission SIGMA a été recentré sur l’analyse scientifique et technique des cas “D” inexpliqués (selon la terminologie GEIPAN): SIGMA2 a succédé ainsi à SIGMA.

 

Son travail est parallèle et coordonné avec celui du GEIPAN en France et d’organismes institutionnels ou pas, à l’étranger (ex CEFAA chilien). L’analyse technique de cas non expliqués fait suite aux enquêtes de terrain menées par les services institutionnels dans un périmètre circonscrit à l’environnement terrestre proche et atmosphérique jusqu’à l’ionosphère, jusqu’à à l’espace pour les corps en orbite captés ou soumis à l’attraction terrestre.

 

Pour mener à bien ses travaux, SIGMA2 réunit un large faisceau d’expertises (ingénieurs de l’industrie ou du secteur étatique, spécialistes de Défense Aérienne, radar, Electromagnétisme, spécialistes retraités de la DGA, du CNES, astronaute, officiers en retraite, pilote, analyste,…astrophysicien, médecin…). Parmi ces compétences diverses et de qualité, nous pouvons citer l’Ingénieur général (2s) Pierre Bescond, ancien directeur du CNES, membre de Cometa, Président du Comité de pilotage du GEIPAN (COPEIPAN), l’Ingénieur général (2S) Jean-François Clervoy, ingénieur navigant d’essais et astronaute de l’ESA, le Dr Paul Kuentzmann ( expert 3AF/ Sigma2, Haut Conseiller scientifique du Président de l’ONERA), le Dr François Louange (expert en traitement d’images, expert de 3AF/ SIGMA2 et du GEIPAN).

 

Un plan de travail a été construit autour de 5 axes: environnement et base documentaire, contacts, sélection des cas, éléments physiques, observation (moyens). Plusieurs communications ont été faites au travers de la lettre 3AF depuis 2013 pour expliquer le mandat et la logique des travaux, les réflexions théoriques sur la physique de l’électromagnétisme et de la gravitation, puis la rencontre avec le CEFAA chilien fin 2014.

 

SIGMA2 publie une nouvelle communication sur la méthodologie pour établir une base documentaire et de données et prévoit conformément au programme, la sortie du rapport d’avancement début 2016.

 

Ce travail devrait marquer un progrès dans l’interprétation scientifique des observations et dans l’amélioration des techniques d’observation et d’enregistrement, ainsi que témoigner de la construction d’un réseau d’experts techniques et scientifiques. Un premier atelier scientifique international pourrait réunir quelques-uns de ces experts en 2016. ■

 

Luc Dini, Président de la Commission Technique SIGMA2 | 30.01.2016

source : http://www.3af.fr/article/sciences-et-technologies/la-commission-technique-sigma2

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Interview de l’Ingénieur général (2S) Jean-François Clervoy (SIGMA-2)

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LA CHINE A LA RECHERCHE DE LA VIE EXTRATERRESTRE 13 février 2016

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LA CHINE A LA RECHERCHE DE LA VIE EXTRATERRESTRE 1025030645

La Chine construit actuellement un radiotélescope sphérique de 500 mètres depuis juillet 2015. Il couvre une superficie supérieure à celle de 30 terrains de football.

Ce projet dénommé  « Fast Project » a commencé dans la province au sud-ouest du Guizhou  en 2011, et devrait être achevé d’ici septembre.

La Chine doit pour cela  déménager plus de 9000 personnes avant le dévoilement du plus grand radiotélescope du monde pour la recherche mondiale sur la vie extraterrestre.

Li Yuecheng, un des principaux officiels du parti communiste du Guizhou, a déclaré que la délocalisation dans un rayon de 5 kilomètres autour du projet aiderait à creer un environnement favorable.

 Selon des rapports récents publiés dans les médias d’état de la Chine, le « Fast Project » est composé de 4,450 panneaux de forme triangulaire. Lorsque le télescope sera entièrement fonctionnel, ces panneaux mobiles seront utilisés pour réfléchir les signaux  radio qui proviennent des régions éloignées de l’univers, le tout vers une rétine de 30 tonnes, capable de les rassembler, a rapporté le journal China Daily.Image-no-1

Dans une entrevue, l’année dernière, Nan Rendong, un des principaux chercheurs sur le projet a déclaré : « Un radiotélescope est comme une oreille sensible, qui écoute pour séparer les messages radio de tout les autres bruits dans l’univers. C’est comme identifier le chant des cigales dans un orage. »

Wu Xiangping, le directeur général de la Société Chinoise d’Astronomie, a déclaré à Xinhua que le haut niveau de sensibilité du radiotélescope permettrait aux scientifiques de « rechercher la vie intelligente en dehors de la galaxie et d’explorer les origines de l’univers ».

L’année dernière, Shi Zhicheng, un astronome chinois, a déclaré au « South China Morning Post » que ce télescope représentait un pas de géant dans la course pour la vie extraterrestre.  « Si les extraterrestres intelligents existent, les messages qu’ils produisent ou qu’ils laissent derrière eux, s’ils sont transmis à travers l’espace, peuvent être détectés et reçus par Fast Project », a déclaré Shi Zhicheng.

Les officiels chinois disent que l’emplacement du télescope dans Qiannan, une région profondément isolée au fond de montagnes spectaculaires Karst de Guizhou, est l’endroit idéal pour détecter d’éventuels messages extraterrestres.

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Li Di, un chercheur de l’Académie Chinoise des Sciences, a déclaré que cela permettrait à Pékin « d’explorer plus profondément l’espace et d’examiner les astéroïdes, et même Mars ». 

Dans un éditorial célébrant le triomphe scientifique de la Chine en juillet dernier, le South China Morning Post se vantait : « Si nous pouvions un jour entrer en contact avec des extraterrestres, la Chine pourrait jouer un rôle clé … nos yeux et les oreilles se referment sur la possibilité de la vie sur une autre planète ».

ARGENTINE : UN PHENOMENE AERIEN NON-IDENTIFIE SURVOLE LA VILLE DE YERBA BUENA 20 janvier 2016

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Filmé par le témoin le 18 janvier 2016 à 21H15 heure locale sur l’avenue Aconquija à Yerba Buena (Tucuman). Il y avait un deuxième phénomène lumineux que le témoin n’a pu filmer.

 

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LES CITOYENS ALLEMANDS PEUVENT ENFIN AVOIR ACCES AU DOSSIER DU BUNDESTAG SUR LES OVNIS 13 janvier 2016

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Le Tribunal administratif fédéral vient d’accorder aux citoyens un droit d’accès aux études des experts du parlement.

L’info est passée plutôt inaperçue dans la presse allemande. La semaine dernière, le Tribunal administratif fédéral a pourtant tranché une question cruciale en matière de transparence et de liberté d’information. Les citoyens allemands ont désormais le droit de consulter les expertises qu’établissent les services scientifiques du Bundestag à la demande des parlementaires, rapporte le quotidien Die Tageszeitung, qui est un des rares médias allemands à rendre compte de cette décision de justice. Le quotidien ne cache pas sa joie:

«Pour les journalistes, c’est une fête.»

Journalistes et citoyens curieux vont donc, par exemple, pouvoir savoir précisément quelles recherches les services scientifiques du Bundestag –qui ont pour mission d’informer les parlementaires sur tous types de sujets, indépendamment des ministères– ont menées sur les… ovnis, s’amuse Die Tageszeitung.

Le journal fait ici référence à une affaire célèbre en Allemagne: un citoyen allemand passionné d’extraterrestres s’était lancé dans ne bataille juridique pour obtenir la copie d’une expertise au sujet des ovnis établie par les services scientifiques du Bundestag en 2009. Ce texte d’une dizaine de pages intitulé «Die Suche nach außerirdischem Leben und die Umsetzung der VN-Resolution A/33/426 zur Beobachtung unidentifizierbarer Flugobjekte und extraterrestrischer Lebensformen» («La recherche d’une vie extraterrestre et la mise en œuvre de la résolution A/33/426 des Nations Unies pour l’observation d’objets volants non identifiés et de formes de vie extraterrestre»), a été rédigé par un physicien et un politologue.

Des freins à la transparence

Frank Reitemeyer, qui affirme vouloir consulter ce document «par pur intérêt personnel», s’est heurté à un refus de la part du ministère allemand de la Défense et de la Chancellerie après en avoir fait la demande en août 2010, rapportait alors Die Tageszeitung. Le fan d’ovnis avait alors porté plainte auprès du Tribunal administratif fédéral qui lui avait donné raison fin 2011, estimant que la loi sur la liberté d’information, adoptée en 2006 en Allemagne, lui donnait le droit d’accéder à ces informations. Le Bundestag avait alors fait appel, arguant que les travaux de ses services scientifiques ne pouvaient pas être considérés comme faisant partie du travail parlementaire et à ce titre ne pouvaient pas être mis à disposition des citoyens, comme le rapportait alors le quotidien Der Tagesspiegel.

Ce cas illustrait bien la situation que dénonçait l’hebdomadaire Die Zeit en 2013, reprochant à l’administration allemande de freiner des quatre fers depuis l’adoption de la loi sur la liberté d’information en 2006 et de compliquer la tâche des citoyens en demande de transparence: sur les 6.077 demandes de consultation déposées en 2012, moins de la moitiés avaient été accordées.

Après que le Haut tribunal administratif de Berlin-Brandebourg a donné raison au Bundestag en novembre 2013, le Tribunal fédéral administratif en a désormais décidé autrement, estimant que le Parlement allemand est soumis au devoir de transparence, et ce même en ce qui concerne les ovnis.

Annabelle Georgen pour Slate.fr

source :http://www.slate.fr/story/112585/citoyens-allemands-acces-bundestag

INTERVIEW D’IGOR ET GRICHKA BOGDANOFF 6 janvier 2016

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 INTERVIEW D'IGOR ET GRICHKA BOGDANOFF Igor-Grichka-SaturneIgor et Grishka Bogdanov, respectivement docteur en physique et docteur en mathématiques, sont interviewés sur les états modifiés de conscience (EMC) par l’Institut Suisse des Sciences Noétiques (ISSNOE)

 Cliquez sur le lien ci-dessous pour acceder à vimeo.com

 

 

DE LA PHYSIQUE DE L’INFORMATION AUX PHENOMENES AERIENS NON-IDENTIFIES 3 janvier 2016

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Par Philippe Guillemant, physicien, ancien élève de l’école centrale de Paris qui était invité par l’association Catharose, le 22 novembre dernier à Namur.

On constate une évolution dans le propos avec des progrès notoires depuis ses premières conférences, tant dans  la formulation que dans la présentation pour expliquer certaines catégories de phénomènes aériens non identifiés. Pour autant, on y est pas encore tout à fait.

Il faudra pour la compréhension du public, préciser et développer en quoi il s’agit de notre futur qui s’exprime. Cela ne semble en effet pas clair pour tout le monde et peut-être serait-il judicieux de le reformuler autrement. Allez, encore un petit effort…

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COMMENT PEUT-ON PROUVER L’ORIGINE EXTRATERRESTRE DES OVNIS ? 2 janvier 2016

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Par Michaël Vaillant

Ce texte représente la synthèse de plus de 10 années d’un travail mené de façon assez discontinue, en fonction des moments disponibles. Il dessine la stratégie menée depuis 2004, pour essayer d’amener des éléments de preuve (les plus convaincants possibles) sur l’activité des phénomènes OVNI : il ne s’agit pas d’une classique analyse de témoignages, comme vous le verrez.

Le texte, ici présenté sous forme de questions-réponses, s’inspire librement d’une interview réalisée avec Marie-Thérèse de Brosses fin aout 2015, pour Radio Ici et Maintenant. Il permet également d’éclairer le contexte de l’article mathématique que j’ai co-écrit et diffusé sur Arxiv ainsi que sur le site du GEIPAN.

Il important de noter qu’il ne représente pas un avis tranché mais une série d’hypothèses diversement consolidées par des arguments scientifiques ou philosophiques.
Pour finir, il est également important de préciser que ce travail a été élaboré indépendamment du CNES/GEIPAN, car certains n’ignorent pas que je travaille par ailleurs au sein de cette petite équipe de 4 personnes, à Toulouse.

Comment peut-on PROUVER une origine extra-terrestre des OVNI ?

Question classique mais difficile… Ce type de question cumule les présuppositions : objets (matériels), volants (dynamiques, pilotés), provenant d’autres planètes que la terre. Il véhicule aussi un certain nombre de clichés : soucoupes volantes, êtres extra-terrestres, petits gris (!)…

D’accord, mais alors peut-on simplifier le problème et simplement PROUVER l’existence d’une INTELLIGENCE à l’œuvre derrière certains « OVNI » ?

Peut-être. Mais il faudrait déjà définir ce qui fonde la PREUVE, ce qui n’intéresse pas grand monde. Entre la preuve scientifique et la preuve juridique, ce n’est pas le même type d’histoire. Habituellement en matière d’OVNI nous nous rapprochons plutôt du second type de preuve, « apporter l’intime conviction de… », mais est-ce suffisant ?

> En l’occurrence, qu’est ce qui pourrait constituer une preuve fiable et suffisante ?

Pas grand-chose.

Avec le développement de l’informatique, les documents rapportés comme des preuves sont de plus en plus facilement falsifiables.

Aujourd’hui, même un témoin sincère avec des preuves objectives pourra être remis en cause. Comme je l’évoque parfois : vous pourriez demain prendre en photo une soucoupe volante qui se pose dans votre jardin (sic !), cela ne fera pas office de preuve et ne bouleversera pas les opinions pour autant. Il vous faudra bien plus !

En réalité, un témoignage individuel, sincère et objectif, n’a pas la valeur suffisante pour servir de preuve, apporter cette intime conviction au niveau du public.

> Alors comment prouver l’existence d’une intelligence ?

En recherchant un ordre caché au sein de l’immense masse de témoignages d’OVNI disponibles, des phénomènes inexpliqués, appartenant à la catégorie des « PAN D » suivant la classification du CNES.

Puis en mesurant la probabilité que cet ordre ne puisse pas être dû au hasard et enfin, que cet ordre dénote d’une intention.

Si, individuellement, les témoignages ne contiennent généralement qu’une très faible quantité d’information utile, collectivement ils représentent, après plus de 60 années d’accumulation d’archives, une masse colossale d’informations.

Il s’agit de rechercher une preuve qui ne dépende pas d’un unique témoin – que l’on pourrait toujours remettre en cause – mais une preuve qui émerge de la masse des données, que l’on ne puisse suspecter de canular: un schéma dessiné par le comportement de sur plusieurs générations à l’échelle de la planète.

> Dans ce cas, quelles données analyser et extraire de cette masse de témoignages ?

J’ai choisi de m’appuyer sur deux types de données élémentaires, les plus courantes, de manière à disposer d’un point de comparaison indépendant, transversal et aussi global que possible.

> C’est-à-dire ?

De manière générale, sur la plupart des témoignages, nous disposons d’un lieu et d’une date. C’est-à-dire d’une donnée « espace », raccordée à l’environnement, et d’une donnée « temps ». Historiquement, j’ai traité les deux types de données de manière séparée, en commençant par les données environnementales (tout ce que nous pouvons voir autour de nous, la population, les infrastructures, les forêts, rivières, etc.).

> Comment les phénomènes inexpliqués, dont si je comprends bien, une partie est ce que l’on nomme les OVNI, seraient liés à l’environnement ?

Si les OVNI sont des objets technologiquement avancés, nous pouvons faire de la prospective et tenter d’extrapoler les préoccupations d’un homme du futur, un homme qui verra plus loin dans le temps et dans l’espace.

En s’appuyant sur nos motivations profondes en tant qu’espèce, nous pouvons essayer d’identifier ce qui pourra intéresser une civilisation avancée. Nous verrons que, probablement, au sein de ces préoccupations, la question des équilibres environnementaux à long terme ou écosystèmes, est centrale puisque ceux-ci permettent de garantir l’évolution de la vie, de l’intelligence et des cultures.

Il s’agira En filigrane, il s’agit d’identifier les facteurs qui contraignent la destinée des civilisations, pouvant remettre en cause la survie de l’espèce et l’évolution de la vie sur les planètes habitables. Mais j’y reviendrai.

Par ailleurs, d’un point de vue logique, il est possible de faire rentrer l’ensemble des phénomènes inexpliqués, OVNI ou PAN D, observés dans les trois catégories suivantes :

COMMENT PEUT-ON PROUVER L'ORIGINE EXTRATERRESTRE DES OVNIS ? newsnet_103745_4bf441

Fig. 1 – Origine des phénomènes et leur connexion avec l’environnement

Ce qu’il y a d’intéressant à noter ici, c’est que dans deux conditions sur trois, les phénomènes, quels qu’ils soient, ont quelque chose à voir avec l’environnement.

> Donc la donnée spatiale…

Oui, elle va nous servir à étudier l’existence d’une relation entre les phénomènes et l’environnement. Par exemple s’il existe des particularités environnementales à l’endroit où les phénomènes sont observés.

> C’est pour cette raison qu’en 2004 vous avez construit le site internet u-sphère ?

Exactement. Ce site avait pour objectif d’élaborer des outils cartographiques et de mettre en place des bases de données pour analyser les rapports entre les sphères environnementales et les OVNI. En particulier, s’il pouvait y avoir des liens avec les risques environnementaux majeurs (dits « systémiques », car susceptibles de bouleverser gravement les écosystèmes).

Entre 2004 et 2008, je me suis consacré au développement de la partie cartographique permettant de représenter des données de l’environnement, et de réaliser des calculs de corrélation avec les observations.

> D’un autre côté, il y avait les données temporelles ?

Oui, et elles sont plus faciles à appréhender : la donnée temps correspond à la simple lecture d’un signal, le nombre d’observations d’ « OVNI » sur une échelle. Elles permettent en effet de raccrocher les événements à une chronologie.

> Quelle est la distribution des phénomènes dans le temps ?

A l’échelle du globe, des observations sont rapportées tous les jours par des témoins, sur un niveau à peu près constant. Mais, exceptionnellement se produisent ce que l’on appelle des « vagues d’observations ». Brutalement, sur de grandes étendues géographiques à l’échelle d’un pays ou d’un continent, des dizaines, voire des centaines d’observations sont rapportées.

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Fig. 2 – les 10 vagues d’observations les plus importantes, témoignages par jour, lissés par semaine. Données L. Hatch, 2000.

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Fig. 3 – Les 10 vagues d’observations les plus importantes, nombre de témoignages par jour, lissés par trimestre.

En ne retenant que les 12 plus fortes vagues sur chacun des schémas qui précèdent, voici les dates « clés » que nous pouvons retenir. Certaines de ces années sont bien connues des « Ufologues » : 1947, 1952, 1954, 1965, 1974,…

12 vagues – Année dec. – Date — v0 – 1 947,51 – 06/07/1947 — v1 – 1 950,24 – 29/03/1950 — v2 – 1 952,57 – 28/07/1952 — v3 – 1 954,78 – 14/10/1954 — v4 – 1 957,84 – 05/11/1957 — v5 – 1 965,63 – 20/08/1965 — v6 – 1 966,30 – 22/04/1966 — v8 – 1 967,72 – 19/09/1967 — v9 – 1 968,56 – 23/07/1968 — v10 – 1 973,79 – 17/10/1973 — v11 – 1 974,16 – 28/02/1974 — v12 – 1 990,84 – 05/11/1990 –

Tableau 112 vagues d’observations les plus importantes depuis l’explosion du phénomène en 1947 (2) 

> Quelle est la caractéristique de ces vagues d’observations ?

Il n’existe pas de définition académique, mais disons que sur une période d’une semaine le nombre d’observations habituel est multiplié par 10.

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Fig. 4 – Nombre moyen d’observations lors d’une vague.

Une vague d’observations démarre généralement un mois avant d’atteindre son maximum et se poursuit environ encore un mois après.

> Pourquoi et comment se produisent-elles ?

A ce jour, personne ne le sait. Ces vagues n’ont pas laissé apparaître de signaux précurseurs particuliers et personne n’a encore apporté d’explications convaincantes.

> N’y a-t-il pas cependant au moins quelques hypothèses ?

Bien entendu. Il y a eu au moins trois types d’hypothèses proposées :

> Hum. « L’apprentissage supervisé », mais encore ?

Il s’agit d’un terme utilisé par les chercheurs en intelligence artificielle :

La répétition régulière d’une information par un professeur (ici le « superviseur ») pour permettre l’enregistrement d’une information par le système apprenant. Le superviseur observe et suit les progrès de l’élève et choisit un programme pédagogique adapté de manière à optimiser les progrès réalisés.

> Que je comprenne bien… appliqué aux « OVNI » qu’est-ce que cela signifierait ? Qu’apprendrions-nous exactement ?

Et bien, à force d’être soumis à des témoignages, et donc à des informations rapportées sur les OVNI, nous nous familiariserions progressivement avec les concepts et idées liés aux « OVNI ». En vrac : intelligences extra-terrestres, vie extra-terrestre, vaisseaux spatiaux, exo-planètes, voyage interstellaire… Ces sujets ont été repris par la littérature et le cinéma et sont entrés en résonance avec la culture populaire, au point que parfois les tenants et aboutissants (à savoir « qui crée l’information ? »), sont devenus inextricables.

A l’échelle de la société, c’est une forme d’acculturation ou d’ingénierie sociale qui bouleverse notre façon de voir les choses. Roswell est un pur archétype : la tête de l’extra-terrestre gris aux grands yeux en amande a été extrêmement popularisée.

Quoi qu’il en soit, cette hypothèse avait été à l’époque avancée sans fondement théorique solide. Mais nous y reviendrons.

C’est une hypothèse évoquée par le psychanalyste C. Jung dans son livre « Flying Saucers: A Modern Myth of Things Seen in the Skies » (1958).

> Mais a-t-on des exemples de tels phénomènes psychosociaux qui amèneraient à la synchronisation d’événements individuels, pour former ces vagues d’observation?

Nous ne disposons que de peu de données scientifiques, saufsur des sujets malheureusement assez morbides. Les suicides seraient contagieux (contagion comportementale – Gould, 1990) et plus récemment il a été constaté que les tueries de masse suivraient aussi ce genre de schéma, la contagion psychosociale durant 13 jours (« Contagion in Mass Killings and School Shootings », Sherry Towers, 2015). Ces schémas de contagion, généralement propagés par les médias, semblent liés à la forte composante émotionnelle des phénomènes. Or, il est vrai que dans le cas des observations d’OVNI c’est aussi un facteur très important: il arrive régulièrement que les phénomènes changent les conceptions des individus, si ce n’est les renforcent sensiblement.

Ceci étant, C. Jung, tenait à préciser les limites de la démarche consistant à vouloir tout rapporter à des considérations psycho-sociales : des effets physiques externes aux individus ne peuvent-être tenus pour un effet psychosocial.

> Mais quels phénomènes environnementaux suffisamment influents et se produisant à intervalle de plusieurs années peut-on imaginer?

Il est difficile d’imaginer de tels phénomènes. Toutefois, il est possible de restreindre le champ de recherche à des phénomènes présentant des cycles d’activité longs – puisque les vagues d’observations d’OVNI sont situées sur ces échelles de temps – ET pouvant avoir une influence sur les hommes.

> A quoi pensez-vous ?

Certains scientifiques comme Jacques Vallée avaient déjà pensé à des corrélations avec les cycles des planètes. Pour ma part, je voulais vérifier l’effet de l’activité solaire, la seule à mon sens pouvant avoir une influence aussi massive. Le soleil présente en effet des cycles d’approximativement 11 ans, accompagnés d’éruptions solaires non totalement prévisibles. Au-delà de ce cycle de 11 ans,une série d’autres cycles se superposent au premier suivant un rythme en « puissances de deux », c’est-à-dire doublait à chaque fois : 22 ans, 44 ans, etc.

Sur ces échelles de temps, nous connaissons au moins deux types d’effets du soleil :

> Mais quel rapport peut-il y avoir entre les taux de suicides (encore !) et l’activité solaire ou boursière ? Cela parait dément !

Moins qu’il n’y semble : l’effet serait provoqué au niveau de notre corps par les courants électriques de basse longueur d’onde (ELF) circulants dans la terre et provoqués par l’activité solaire. De manière générale ces courants auraient une influence sur le système nerveux et les émotions humaines, bien que cela ne soit que très mal compris à ce jour. Et la bourse est, presque par nature, très sensible aux réactions émotionnelles des individus.

Les deux premières hypothèses manquant de données (1 et 2), c’est sur la dernière hypothèse (3) que j’ai je me suis engagé, à la recherche d’une possible relation entre l’activité solaire et les OVNI. Sujet que j’ai cherché à approfondir sur mon site en 2010 en écrivant différents articles sur l’activité solaire.

> Qu’avez-vous trouvé ?

Eh bien, rien de significatif ! Mais il y avait une surprise au bout.

Je me suis appuyé sur les données d’observation à l’échelle du globe entre 1946 et 2000, des témoignages collectés par Larry Hatch, l’une des plus exhaustives revues de littérature à ma connaissance à ce jour, qui a l’avantage d’être relativement homogène dans le temps. Au sein de ces données, j’ai recherché des répétitions de fréquences qui soient identiques, que ce soit pour l’activité solaire ou OVNI.

J’ai pour cela employé différentes méthodes d’analyse (la plus classique étant la « transformée de Fourier »), mais aussi j’ai retrouvé un algorithme mis au point par Jacques Vallée dans les années 80 : il avait l’intérêt d’être plus sensible qu’une transformée de Fourier, conservant toute l’information initialement contenue dans les données (3).

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Fig. 5 – Pour mesurer les fréquences les plus significatives, un programme a été utilisé pour recenser le nombre d’intervalles (en semaines) entre deux observations quelconques prises sur l’ensemble de la durée (54 années). Les écarts ont été corrigés par la moyenne mobile sur 101 semaines.

? Week – Xi – Power rank - ? Waves — 116 – X1 – 3 – v3-v2 — 161 – X2 – 8 – v3-v4 — 264 – X3 – 2 – v0-v2 — 379 – X4 – 1 – v0-v3 — 539 – X5 – 5 – v0-v4 — 992 – X8 – 7 – v3-v10 — 1099 – X9 – 6 – v0-v9 — 1372 – X10 – 4 – v0-v10 — 1882 – X11 – 10 – v3-v12 — 2261 – X12 – 9 – v0-v12 –

Tableau 2Seuls les 10 intervalles de temps revenant le plus souvent, notés [Xi], ont été retenus. Pratiquement, ils correspondent aussi au temps écoulé (ici mesuré en semaines, ? Week) entre les deux plus fortes vagues d’observations (v0 et v3) et les autres vagues

Or, s’il y a bien une certaine synchronisation sur quelques pics avec la demi-période de l’activité solaire, ceci était insuffisamment significatif. Pourtant, j’ai alors remarqué quelque chose d’inattendu!

> Qu’était-ce ?

En travaillant sur les intervalles de temps les plus significatifs, je me suis rendu compte que le temps s’écoulant entre certaines vagues d’observations augmentait de façon régulière ET croissante. Grossièrement, l’écart entre certaines vagues doublait à chaque fois, il passait de 2.5 ans à 5 ans, puis 10 ans, puis 20, puis 40 : nous parlons d’une loi en « puissance de 2 ». Précisément, quatre des six écarts concernant avec la première vague (v0 de juillet 1947) étaient reliés par une loi mathématique extrêmement précise :

x – Xn – v0-vi - ? Week - ? Years – vi (Year) — – - – - – 1947,51 — 1 – X3 – v0-v2 – 264 – 5,05954825 – 1952,57 — 2 – X5 – v0-v4 – 539 – 10,329911 – 1957,84 — 3 – X9 – v0-v9 – 1099 – 21,0622861 – 1968,55 — 4 – X12 – v0-v12 – 2261 – 43,3319644 – 1990,84 –

Tableau 3les 4 écarts significatifs (en semaines) et les dates correspondantes. La loi de régression dite « exponentielle » qui les relie s’écrit : ? Week = 128,9.2,045 x (écart en semaines). Cette écriture est équivalente à : ? Year = 2,0452 x (écart en années). Coefficient de détermination R² = 0,999992. p-value < 2.10 -6, un sujet évoqué en 2010 sur u-sphere

> Peut-être était-ce dû au hasard ?

C’était toute la question.

Tout d’abord, le coefficient de corrélation en lui-même était extrêmement fort. Il faut savoir qu’avec une valeur de « 1 » nous avons une corrélation parfaite. Ici, ce coefficient est précis à 7.10 -6 près représente une configuration qui est susceptible de se produire moins d’une fois sur 50 000 (4).

Mais en plus, il y avait trois autres points surprenants :

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Fig. 6 – Meilleure fonction trouvée pour calculer v0, (v1), v2, v3, v4, v9, v12. Sur l’axe des Y l’écart en années.

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Fig. 7 – Strictement la même fonction permettant de déterminer v2, v3, v4, v8, v10, v12, moyennant un décalage en x.

> Sur 54 années d’observations, remarquer une organisation synchrone à l’échelle mondiale est étonnant ! Mais quelles interprétations peut-on en donner ??

Suivant les hypothèses évoquées précédemment, pour la recherche d’une relation avec l’activité solaire (Hyp. 3), bien qu’il y ait certains parallèles troublants qui ne l’exclut pas, cela semblait trop peu significatif (5),

Sur l’hypothèse psychosociale (Hyp. 2), nous avons vu que s’il commençait à être admis qu’il y a bien des effets de cristallisation et de contamination psycho-sociale lors d’événements ayant une forte résonnance émotionnelle, la question qui émerge à partir de ces résultats est totalement nouvelle : la conscience collective humaine est-elle susceptible de générer non seulement des événements conjoints à certains moments, mais également des événements ordonnés dans le temps suivant une loi de puissance ? Il n’existe pas à ma connaissance d’étude sur des phénomènes psychosociaux qui reproduiraient ainsi de tels motifs ordonnés. C’est totalement nouveau.

Mais c’est surtout la première hypothèse qui en sort renforcée (Hyp. 1). En effet, la répétition d’un événement avec une période d’espacement augmentant de façon régulière dans le temps, telle que nous l’observons pour les vagues d’OVNI, coïncide précisément avec une méthode d’apprentissage supervisé : cette méthode est appelée par certains connaisseurs « spaced retrieval », ou rappels espacés dans le temps.

> Qu’est-ce que c’est que cette méthode « spaced retrieval » ?

Il s’agit d’une méthode permettant d’apprendre (retenir) le plus efficacement possible.

Généralement, nous savons que pour retenir une information, une leçon, il convient de la répéter plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elle rentre.

Mais, quel est le temps optimal d’attente entre les leçons ? C’est assez empirique à ce jour, mais l’une des méthodes défendues s’appuie sur notre propre propension à oublier. De manière empirique, en mesurant notre vitesse d’oubli, on mesure précisément à quelle fréquence les informations doivent être rafraichies. Il apparait que la manière idéale de faire est de doubler le temps entre chaque révision, soit précisément une loi en puissance de deux (2 x x, étant la xième révision) :

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Fig. 8 – Certains programmes informatiques qui vous aident à retenir des informations, comme « SuperMemo ». Ces logiciels calculent le temps de répétition idéal entre deux apprentissages, en fonction de vos propres capacités et du degré de difficulté des connaissances à acquérir. En effet, plus un sujet est abstrait pour l’individu, (ne peut être connecté à d’autres éléments), plus il s’oublie vite

Ce qu’il faut retenir ici, c’est que cette méthode est valable tant pour l’apprentissage au niveau d’un individu que d’un collectif. Toutefois, plus vous élargissez la base de votre population apprenante, avec un canal de communication de même largeur, plus le temps entre les répétitions sera important : ceci doit tenir compte du temps que met l’information à se diffuser dans le réseau social puis à être absorbée, c’est à dire de son inertie. Les répétitions à l’échelle d’individus se comptent en jour, en semaines à l’échelle d’une organisation et en années à l’échelle de pays. Mais, il s’agit toujours de la même loi de puissance, affublée d’un facteur k : k.2 x

> Enfin, l’apprentissage supervisé est malgré tout difficile à admettre ! Cela supposerait un agent extérieur, une intelligence, qui organiserait les manifestations, qui manipulerait les individus ?

C’est le principe de l’apprentissage supervisé : il est conduit par un superviseur extérieur qui donne le « La ». Quoi qu’il en soit, en 2010 lorsque j’avais abordé ces aspects, je devais bien admettre qu’il était inutile de s’étendre plus en conjectures : même si cette hypothèse pouvait être soutenue une loi de distribution organisée dans le temps, elle restait fragile.

Mais je trouverai que quelques années après un moyen radicalement différent de croiser et vérifier cette information.

> Qu’avez-vous fait à partir de 2010 ?

Je me suis concentré sur les données spatiales. Comme je vous l’avais indiqué, par déduction logique, nous supposons que dans de nombreux cas « quelque chose doit lier les phénomènes à l’environnement ». L’objectif était alors de le vérifier mathématiquement : « est-ce qu’une relation entre la localisation des phénomènes d’origine inconnue (de type D) et certaines caractéristiques environnementales pouvait émerger ? »

J’avais bien avancé au cours des années précédentes, ayant développé un programme de cartographie pour croiser les données environnementales et j’obtenais des résultats vis-à-vis de la densité de population. Cependant, la méthode mathématique que j’employais alors ne me satisfaisait pas : elle consistait à découper le territoire en petits éléments de surface rectangulaires. Or, en fonction du niveau d’échelle d’observation les résultats variaient. Il fallait employer des méthodes de lissage, ce que j’avais commencé à faire.

Mais, plutôt que de réinventer la roue, je me suis tourné vers un laboratoire de mathématiques spécialisé dans le traitement des données spatiales à Toulouse (TSE) avec l’appui du CNES/GEIPAN qui avait bien voulu relever ce défi.

> Quelles données avez-vous retenu pour cette étude ? L’environnement, c’est large !

Oui ! Je pensais à plusieurs types de données (que nous appelons « variables ») :

Pour les données sur les PAN D, ce sont les cas du Centre National d’Etudes Spatiales, GEIPAN qui ont été retenus : 380 phénomènes classés « D » sur une période de 40 ans. Ces données, ont l’avantage d’être homogènes dans l’espace, le GEIPAN ayant une vocation de guichet unique à l’échelle nationale, il ne privilégie aucune région plutôt qu’une autre.

> En deux mots, à partir de ces données, quelle a été la méthodologie employée ?

Ces variables environnementales devaient être comparées à la distribution des PAN D pour mesurer leur degré de « corrélation » : voir si elles étaient susceptibles de correspondre à la répartition des phénomènes de type D.

De plus, l’objectif était non pas de comparer ces variables une à une, mais de les observer toutes ensemble, de manière à faire ressortir leur capacité intrinsèque à expliquer la distribution PAN D.

En effet, si une variable était complètement expliquée par la distribution d’une autre, celle-ci ne devait pas apparaître comme étant significative.

> Alors, ces résultats ?

Étonnants !

Pour la première fois nous avons obtenu une mesure objective de la relation entre les PAN D et l’environnement, en particulier avec les sites nucléaires, si chers aux ufologues.

C’était d’autant plus intéressant qu’elle reposait sur une démonstration.

Et surtout, il n’y avait pas que les sites nucléaires : les sites pollués étaient aussi concernés. Cela renforçait l’hypothèse « environnementaliste » que je cherchais à démontrer depuis des années. La contribution de chaque variable à la distribution des PAN D est indiqué dans le tableau ci-après par sa p-value (8).

Variable – p-value – Interprétation — Population – < 10^-16% – Très hautement significatif — Nucléaire – < 0.01% – Hautement significatif — Pollution – < 0.4% – Très significatif — Eau – < 6.9% – Peu significatif — Forêts – < 15% – Non significatif — Aéroports – < 17% – Non significatif — Soleil – < 31% – Absolument pas significatif — PAN A – < 43% – Absolument pas significatif –

Tableau 4Liste des variables et leur niveau de corrélation avec les PAN D

Bien entendu la méthode pourra toujours être critiquée, mais nous avons pu poser les fondations pour une méthodologie d’analyse, et il existe aujourd’hui une base de travail concrète pour discuter de la validité de ces résultats.

> En même temps, vous savez bien que corrélation ne signifie pas nécessairement relation de « cause à effet » : il y a peut-être des variables cachées que vous n’avez pas identifiées. Par exemple, il y a peut-être de réels effets sur les personnes dans l’environnement de sites pollués ou nucléaires, lié à l’effet de substances chimiques ?

Peut-être.

Mais notons que, même si elles ne sont pas parfaites, les enquêtes du CNES n’ont jamais démontré un tel lien: les PAN sont classés « D » après épuisement de toutes les hypothèses connues.

D’autre part, au niveau scientifique, il n’y a pas actuellement d’informations connues qui laisseraient penser que dans l’environnement des sites liés à la filière du nucléaire, les gens sont susceptibles d’avoir plus de délires hallucinatoires qu’ailleurs. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas explorer cette piste, mais à ce stade elle parait encore plus fragile que celle, par exemple, concernant les personnes se déclarant radiosensibles.

> Et pourquoi pas plus simplement des causes psychosociales ? Ce sont peut-être des régions où les individus sont sensibilisés par la présence d’infrastructures ou de sites générant de l’inquiétude, créant par là-même un effet d’entrainement ? Comment déterminer si les manifestations ne sont pas provoquées par une sur-réaction des populations ?

C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de vérifier si les phénomènes expliqués, les PAN A, ne pouvaient pas, eux aussi, constituer une variable explicative de la distribution des PAN D.

Je m’explique : lorsqu’un témoin décide de rapporter son observation il ne sait pas, à priori, comment celle-ci sera classée par l’enquêteur du CNES. Or, s’il devait y avoir des régions où les populations sont « psychologiquement plus sensibles », favorisant les témoignages, il devrait y avoir non seulement plus de PAN D, mais aussi plus de PAN A/B/C explicables, surtout si les rapports reposent sur une forme de paranoïa ambiante. C’est pourquoi nous avons voulu vérifier si la distribution des PAN A suivait celle des PAN D.

Le résultat, rapporté dans le tableau précédent est éloquent: il n’y a absolument aucune corrélation entre la distribution des PAN A et des PAN D (p<43%). Ceci nous permet d’écarter des facteurs psychosociaux endogènes aux observations, c’est-à-dire provenant de la population.

> Lorsque vous avez supprimé toutes les variables explicatives précédentes, telles que la population, les sites nucléaires ou pollués, reste-t-il encore des zones d’anomalies en France, où l’on trouve significativement plus « d’OVNI »?

Oui, relativement à la distribution des variables que vous avez citées, le nord de la France et le bassin méditerranéen sont les régions les plus touchées.

En pratique, nous avons ainsi pu obtenir un modèle de la distribution des PAN D en France. En négatif de ce modèle, nous obtenons ce que l’on nomme dans le jargon « une carte des résidus » qui est la carte des zones non expliquées. L’écart entre ces zones non expliquées et le modèle représente des variations faibles, de l’ordre de moins de 5% :

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Fig. 9 – carte des zones géographiques pour lesquelles il existe un écart résiduel entre le modèle de distribution présenté dans l’article et l’OBSERVATION effective de phénomènes de type D.

Cependant, en 2012, lorsque nous avons obtenu cette carte des résidus avec le laboratoire, quelque chose m’a fortement interpellé.

> Quoi donc ?

Toute l’information n’apparaissait pas « bruitée » sur le territoire français mais bien organisée sur zones définies: il y avait encore visiblement une ou des variables explicatives qui nous échappaient.

> Quelles pouvaient-elles être ?

Alors que j’y réfléchissais. Je repensai à cette théorie d’apprentissage supervisé : s’il y avait une volonté d’optimisation, d’économie d’action, dans le temps de la part de « superviseurs », comment si j’étais eux (cette « intelligence »), je m’organiserais dans l’espace ?

> Vous voulez dire quels lieux cibleriez-vous en priorité dans l’environnement?

Exactement. Question différemment posée : « J’ai une classe d’individus dont je veux faire monter le niveau moyen sur un sujet, au hasard, les OVNI. Qui ciblerais-je ? ». Certains ont déjà des connaissances, d’autres pas. Je suis de plus, un professeur avare de son énergie, qui par parcimonie ne souhaite s’adresser qu’à certains individus !

> Je ne sais pas ! Les meilleurs ?!

L’inverse précisément ! Les plus « mauvais » sur le sujet. En d’autres termes, ceux qui ont le moins de connaissances à priori sur les « OVNI ». Pas strictement de « mauvais élèves » mais des personnes qui ont peu de connaissances, par manque de réflexion ou bien n’ayant pas eu l’opportunité d’avoir été mis en contact avec des informations sur le sujet.

> Je ne comprends pas bien pourquoi…

Cette réponse repose encore une fois sur les mécanismes de la théorie de l’apprentissage : lorsque nous ne connaissons rien à priori d’un sujet, au départ, nous apprenons vite. Puis, plus notre niveau de connaissance s’élève, plus les savoirs sont élaborés et deviennent difficiles à maîtriser : nous finissons par « plafonner » sur le sujet, les efforts supplémentaires que nous devons fournir pour progresser deviennent alors trop coûteux.

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Fig. 10 – Une courbe d’apprentissage idéalisée

Il faut bien se dire, que dans ce contexte, l’objectif n’étant pas de former des élites, mais d’élever les « masses ». Il s’avère qu’en ciblant des individus qui n’ont au départ que peu de connaissance, le niveau moyen d’une classe peut monter plus rapidement.

> Je suppose que partant de là, vous vous êtes demandé « Sur le territoire, quels sont les milieux sociaux qui ont le moins de connaissances sur les OVNI ? »

Exactement. Parallèlement, aussi : « quelles sont les populations les plus réfractaires, qui ne veulent pas entendre parler du sujet ? » Comme j’avais la carte des résidus en tête, je cherchais une variable sociologique qui puisse fonctionner avec elle. Je tournais cela dans tous les sens, puis un jour, au volant de ma voiture, en l’espace de quelques minutes tout s’est éclairci et je me suis dit : « Mais oui, bien sûr ! »

> Bien sûr, quoi ?

Le sujet est sensible. Je vais décomposer le raisonnement pour que cela n’apparaisse pas trop caricatural. Si nous suivons ce qui a été dit précédemment, il existe deux types de populations que l’on peut vouloir cibler, ayant des difficultés vis-à-vis du sujet OVNI:

> Pouvez-vous donner des exemples ?

Oui, bien sûr. Je pense à deux catégories de personnes :

Celles issues de milieux populaires et traditionalistes – plus religieux – qui constituent environ 25 % de la population Française. Il s’agit de populations réfractaires aux étrangers, peu habituées à être en contact avec d’autres idées. Le sujet « OVNI » y est assez mal vu. Parmi les personnes dont les témoignages sont recueillis au GEIPAN, ce sont celles issues de ces milieux qui ont le plus peur du ridicule et du rejet par leurs pairs et qui généralement nous demandent l’anonymat absolu. Elles n’aiment pas témoigner, contrairement à ce que l’on imagine.

Paradoxalement, alors que le niveau d’éducation augmente le degré d’ouverture, il y a aussi une exception notable chez certains scientifiques en sciences expérimentales/dures, censés expliquer la marche du monde et de l’univers. Face au phénomène OVNI, une partie de ces individus dits « rationalistes », vont vouloir rechercher une réponse à tout prix. Leur pouvoir explicatif sur le monde est la Science, quitte à en oublier ses limites et celles du raisonnable. Il s’agit d’une dérive dogmatique de la science et du détournement de la méthode critique au profit d’un scepticisme à tout crin qui détruit toute information qui ne rentre pas dans leur cadre de pensée (9). Précisons que cette population est peu significative statistiquement car elle ne représente que moins de 1,4% de la population totale.

> D’accord. Mais enfin, quelle variable sociale dégagez-vous ? Cela parait assez varié finalement tout cela ?

Eh bien pas tant que cela. Si l’on oublie la dernière catégorie, peu représentative, il s’avère que le vote Front National recouvre assez bien l’ensemble de ces catégories !

> Vous rigolez ? Déjà que le sujet OVNI est polémique, si en plus vous y ajoutez des considérations politiques, vous n’allez pas apaiser le débat !

Il s’agit simplement de rester factuel. Il s’avère que le vote Front National est bien un marqueur culturel associé aux milieux populaires (B), de plus, les études en sociologie électorales montrent qu’il est très fortement corrélé avec un faible niveau d’instruction (A), un sujet qui pour des raisons de sensibilité n’est que peu connu du public (10).

In fine, avec des données précises pour l’ensemble du territoire, vérification faite, la p-value trouvée était encore meilleure que celle du nucléaire ! Elle fera, d’ailleurs, l’objet d’une prochaine étude.

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Fig. 11 – Comparaison de la distribution du vote FN avec la distribution des résidus du modèle.

> J’en reste scié. C’est tout de même choquant et difficile pour un sujet déjà en recherche de crédibilité…

Attention tout de même : il ne s’agit pas d’un jugement de valeur ! Le vote FN est aussi un vote protestataire, reflet de l’échec de politiques d’éducation et d’intégration. Il est mesuré sous forme de moyennes sur le territoire, qu’il ne faut jamais interpréter individuellement : vous pourrez toujours me trouver un individu proche des idées du FN qui aime parler des OVNI !

Et puis, la variable « Front National » n’est pas non plus idéale : ce sont certains déterminants au sein de la population FN qui sont intéressants : les fondamentaux culturels se lisent dans les nationalismes. D’ailleurs nous retrouvons cette caractéristique chez les témoins d’apparitions mariales : généralement des personnes issues de milieux extrêmement modestes et ruraux.

> En effet, je vois sur vos cartes qu’il y a un écart avec la Bretagne et le pays basque ?

Oui, car leurs traditions ne les lient pas au Front National.

> Pourquoi ?

Le Front National est aussi le résultat d’une réaction de défense populaire des cultures locales face aux vagues d’immigration du début du XXème siècle qui ont touché le bassin méditerranéen et le nord de la France. Il y a eu des phénomènes de diffusion et de mise en rapports de cultures différentes qui se sont échelonnées sur plusieurs générations.

La Bretagne et le pays Basque en ont été relativement préservés et d’ailleurs votent moins FN : ce sont des cultures fortes mais non connectées à l’identité nationale.

Dans les faits, il n’y a pas de variable idéale pour représenter l’identité des cultures traditionnalistes en France associée à un faible niveau d’éducation ! La variable FN est une bonne approximation, et elle répond bien au besoin pour un apprentissage supervisé.

> Et vous avez bouclé la boucle, retrouvant dans la dimension spatiale un apprentissage structuré et ciblé ?

Absolument ! Ce qui était fascinant. Qui plus est, cet apprentissage apparaissait réalisé de manière externe (supervision) indépendamment de la volonté des individus compte tenu de l’absence de relation avec la distribution des PAN A. Il y aurait une maximisation des effets et des actions menées, tant dans l’espace – sur le territoire – que dans le temps, révélés par deux modes de calculs totalement indépendants.

[@] [@] [@]

> Quelles suites et interprétations possibles de ces résultats ? Dans l’hypothèse de l’apprentissage supervisé, comment essayer de comprendre l’objectif d’éventuels « superviseurs » ?

Nous l’avons vu, cela repose sur un ciblage des VALEURS dans l’objectif de faire progresser certains sujets au sein de la population.

Cela ressemble à programme d’éducation, voire de manipulation psychosociale, (nous pourrions oser que toute forme d’éducation est une forme de manipulation). Le système qui supervise « injecte » de l’information progressivement sur le territoire, tout en restant sous un seuil de « détectabilité », grâce à une communication en mode « pair à pair ». C’est-à-dire, en ne s’adressant qu’à des petits nombres d’individus et en laissant l’information se diffuser à partir d’eux.

Ce programme ressemble d’une certaine façon à une forme de « vaccination » du corps social humain: de façon à ce que le système immunitaire soit capable d’accepter ces valeurs / sujets / notions.

De son côté, la société n’accepte pas naturellement ces « informations », perçues comme des aberrations et développe des résistances. Ces résistances se manifestent diversement au niveau individuel et collectif : « cécité intellectuelle », moqueries, rejets. Nous retrouvons exactement les mêmes symptômes qu’en conduite du changement.

Une fois les témoignages OVNI diffusés et intégrés par le corps social humain ils sont finalement appropriés et repris dans la culture sous différentes formes de concepts et d’idées.

> Mais compte tenu de ce que vous disiez précédemment, il y a aussi un ciblage de nature environnementaliste, voir même écologique par le phénomène ?

Oui, comme je le disais en introduction il pourrait se comprendre au travers du questionnement suivant : « Qu’est ce qui pourrait intéresser l’homme du futur ? »

Après des millions d’années d’évolution, nous avons abouti à ce que nous sommes aujourd’hui en tant qu’espèce humaine consciente: sapiens-sapiens.

Nous restons néanmoins un produit « fragile » à l’échelle de l’univers, soumis aux risques que nous contribuons à créer.

La survie de notre chemin évolutif, au moins à court terme, continue de dépendre de la protection des écosystèmes qui ont permis cette merveilleuse émergence. Ce sujet transparait au travers de la surveillance des risques environnementaux : nous cherchons nous-mêmes, au niveau planétaire, à surveiller pour pouvoir contrôler et maîtriser les aléas. Et, cette surveillance, progrès faisant, s’étend à des échelles de plus en plus vastes dans le temps et dans l’espace.

> Nous et… les autres ?

En effet, il s’agit aussi de la question du développement de l’intelligence collective, en réseau.

Protéger l’intelligence et la richesse environnementale, mais aussi pourquoi pas la susciter partout autour de nous font et feront probablement toujours partie de nos challenges en tant qu’espèce.

L’enjeu des progrès futurs résideront probablement dans notre capacité à réunir les divers peuples de la Terre pour résoudre collectivement les défis d’ordre planétaire qui nous attendent. Progrès faisant, les peuples maîtrisent des échelles de temps et d’espace de plus en plus vastes, qui se superposent, nécessairement interconnectés, et rencontrent des problématiques partagées.

Avec les autres humains, si nous habitons un même territoire parfois, nous habitons la même planète nécessairement. Par extension nous cohabitons dans la galaxie peut-être aussi avec d’autres intelligences, et nous devrons alors partager cet espace en « bonne intelligence ».

> L’un des objectifs de ces superviseurs serait donc de développer cette intelligence collective ?

Oui. Si nous résonnons au-delà de l’individu, développer de l’intelligence collective, c’est créer de la richesse, en reliant les sociétés et plus largement les civilisations de façon à ce qu’elles puissent partager le meilleur d’elles-mêmes. En systémique, nous disons parfois que le tout est plus que la somme des parties.

De manière générale, les civilisations du futur, deviendront ce que j’appelle des « Jardiniers de l’univers ». Intervenant sur des échelles de temps et d’espace de plus en plus vastes, elles contribueront à développer l’intelligence collective, en cherchant à planter des graines et à stimuler l’évolution partout autour d’elles.

> Comment voyez-vous ces « jardiniers » opérer sur Terre ?

Le cas échéant, en poursuivant deux types d’objectifs :

> Pratiquement parlant ?

En créant des ponts de communication entre les civilisations. Ni trop larges ni trop étroits de façon à préserver les spécificités culturelles de chacun. Un travail qui demande plusieurs générations de façon à mettre en place les outils pour que chacun puisse se représenter et s’adresser à l’autre sans avoir à importer des symboles ou des concepts.

> Pourquoi s’attacher à préserver nos spécificités culturelles ? Notre identité culture est-elle si importante ?

A dire vrai, c’est notre seule richesse. La culture représente tout ce que nous avons à partager avec d’autres civilisations : notre façon d’appréhender la nature, de percevoir l’environnement et l’univers. Sur Terre, chaque culture s’est appropriée l’environnement de façon unique, a façonné des objets et créé des mots, des langages, des idées, qui n’ont de sens que dans les lieux et temps qui leur correspondent.

Ce n’est pas le cas de notre technique ou de notre science, qui sont immanquablement (re)découvertes par d’autres civilisations. Technique et science constituent plutôt des risques pour les sociétés qui ne seraient pas pourvues des structures éthiques ou morales pour être en mesure d’en circonvenir les dangers.

Finalement, chaque culture est le résultat d’une construction patiemment élaborée entre l’homme et la nature, le fruit de centaines voire milliers d’années de tâtonnements et de recherche. Ce qui rend une culture non transposable : elle nait, s’épanouit et vit dans un espace social et environnemental donné.

Et c’est bien là, il me semble, indépendamment de notre degré d’évolution, tout ce que nous avons à apporter à d’autres civilisations : le regard que notre culture nous confère sur le monde, l’univers.

Les cultures peuvent être vues comme des écosystèmes qu’il faut préserver. Respecter le développement de ces cultures c’est respecter le développement de leur art, de leur façon de vivre, mais aussi leurs outils symboliques.

Ce qui nous fait toucher à la notion « d’ethnocide culturel » développée par le sociologue Robert Jaulin dans les années 1970.

> C’est-à-dire ?

Une culture trop fragile, qui ne serait pas préparée au choc de la rencontre avec une autre culture, pourrait se faire détruire. Sans même imaginer un conflit, une culture non préparée pourrait être séduite par l’avance technologique d’une autre et importerait alors des objets culturels qui déstabiliseraient totalement son art de vivre, ses traditions et plus largement son rapport à l’environnement.

Or, dans l’objectif du développement d’une plus grande intelligente collective, il est indispensable que chaque civilisation conserve ses spécificités, son identité culturelle, si elle veut pouvoir partager son regard aux autres.

> Je résume, l’objectif n°2 serait de développer l’intelligence collective, en mettant en contact des cultures différentes. Cette mise en contact, passerait par une phase de préparation, de sensibilisation culturelle, au-travers d’un apprentissage supervisé.

Absolument. Et toujours dans une recherche d’économie d’énergie, l’objectif n°2 serait associé à l’objectif n°1 dès que possible.

> Ramené aux OVNI, comment se déroulerait cette phase de préparation ?

Dans ce contexte, les apparitions d’OVNI sont des prétextes pour introduire des concepts sur les intelligences extra-terrestres, pour penser « l’autre » avec nos propres mots.

Du reste, les témoignages d’OVNI ressemblent parfois à un jeu de théâtre, décrivant des scenarios absurdes, mis en place dans le seul objectif d’être vus par d’uniques témoins.

Par exemple, dans le cadre de l’affaire de Valensole, imaginer deux extra-terrestres venus du fin fond de l’univers descendre de leur vaisseau, s’accroupir pour observer un pied de lavande, avant de repartir parait complètement absurde (11).

Cela prend sens si l’on comprend, que dans l’hypothèse de l’apprentissage supervisé, les images qu’il est besoin de renvoyer sont purement imaginaires, ce ne sont que des scénarios fictifs qui ne représentent pas la réalité des « superviseurs », mais juste une réalité en « carton-pâte » suffisamment crédible pour impressionner les témoins.

Les apparitions d’OVNI, de manière générale, restent basées sur les archétypes humains de la culture ciblée: ils sont des projections à partir des fantasmes humains et des éléments de la conscience collective humaine. En théorie, s’ils sont bien réussis, ils peuvent même être entretenus et prolongés par cette dernière.

L’objectif alors n’est pas de montrer ce que l’autre (par exemple, l’extra-terrestre) EST réellement mais d’éveiller les consciences, d’apprendre à penser l’autre par extension de nos propres symboles. Et chaque nouvel outil symbolique créé par l’homme à partir de ces observations sera éventuellement réutilisé dans les observations qui suivent.

A noter que ce travail sur les consciences est aussi réalisé par les progrès de la pensée scientifique en relation avec les philosophes. Nous le voyons avec les nouvelles notions manipulées par les scientifiques : exo-planètes, zone habitable, panspermie, indice de similarité avec la terre, exobiologie, vie extra-terrestre, etc., etc. (12)

> Si les apparitions doivent rester basées sur des archétypes difficile de délier cela de l’hypothèse psychosociale ! C’est inextricable, non ?

Effectivement, si cette intégration de concepts est réalisée de manière optimale alors elle devient proche d’une activité de la conscience collective humaine qui surgirait sous forme de délires ou d’hallucinations.

Si ce n’est la précaution prise pour les PAN A, la réaction de la conscience collective humaine pourrait être confondue avec une activité matérielle d’« OVNI », réels (PAN D).

> De quelle manière se produirait ces résurgences de la conscience collective humaine ?

Ces modes d’expression de la conscience collective restent à démontrer. Néanmoins, on peut penser, qu’ils seraient cristallisés par et autour d’individus psychologiquement sensibles (13). Des phénomènes peuvent être individuellement et/ou collectivement vécus par des témoins sous formes de transes hypnotiques.

Que ce soit des phénomènes de résonance (comme nous l’avons vu, ils peuvent survenir pour les suicides ou les crimes de masse), ils peuvent se manifester sous formes de témoignages « d’apparitions » neutres ou positives (observations de lumières, etc.) reprenant la thématique OVNI classique.

Ou bien, à l’inverse, des phénomènes de dissonance (névroses/rejets) : témoignages d’apparitions de nature négative, traumatisantes. Comme des paralysies du sommeil ou des « abductions » (enlèvements par des extra-terrestres). Les cultures locales vont cristalliser des phénomènes en s’appuyant sur des éléments de leurs traditions.

Il est convenu que ces phénomènes prennent naissance dans des traumatismes ou chez des personnes à la sensibilité particulière. Elle se traduit par une emprise mentale du/des sujets: états de conscience modifiés: transe, hypnotique ou semi-hypnotique, sommeil hallucinatoire qui peut s’étendre à l’entourage.

Toutefois, tous les phénomènes ne sont pas réductibles à la thèse socio-psychologique compte tenu d’aspects matériels dans certaines observations OVNI. A cela on pourrait maintenant ajouter la structure ordonnée dans le temps des phénomènes : il n’y a pas à notre connaissance de phénomène socio-psychologique capable de s’ordonner ainsi.

> Enfin, revenons à notre hypothèse d’une intelligence qui supervise : le contact avec celle-ci, puisqu’il s’agit de cela, pour quand serait-il ?

En théorie d’apprentissage espacé, il est considéré qu’au bout de 5 apprentissages une connaissance « normale » est stabilisée. Selon les modèles précédents, la prochaine vague (la cinquième) appartenant au cycle initial, se produirait entre fin octobre et novembre 2035 (14)

Dans le cadre de la théorie de l’apprentissage supervisé, la période d’apprentissage serait alors terminée : aurait lieu alors le « contact » proprement dit et le début de communication régulière avec nos superviseurs, quels qu’ils soient.

> Un mot pour conclure ?

J’aimerais remercier tous ceux qui m’ont aidé et ont contribué de près ou de loin à déchiffrer ces données, et plus largement tous ceux qui m’ont soutenu au cours de ces dernières années.

References

  1. [?] L’avantage de cette source de données est sa très grande étendue (près de 18 000 témoignages), ainsi que sa relative bonne homogénéité dans le temps, puisqu’elle s’appuie sur l’extraction de près d’une centaine de sources bibliographiques. A noter que même étant l’une des plus exhaustives, cette base de données n’est pas non plus idéale. En particulier, elle est moins bien suivie sur ses dix dernières années (1990-2000) :
    • la manifestation française du 5 novembre 1990 (v12) est sur-représentée avec toute la polémique qui l’entoure alors qu’à priori il s’agit du même phénomène (des rapports de la revue « Lumières dans la nuit » ayant été repris par L. Hatch),
    • à l’inverse, la vague belge de 1989 n’est que peu référencée.
  2. En corrigeant ces deux points, cela améliorerait encore les résultats qui suivent. Malheureusement, L. Hatch a eu un grave accident cérébral qui l’a empêché de poursuivre son recueil de données
  3. [?] Initialement, v7 avait été retenu, puis écarté car pas assez significatif.
  4. [?] Programme de calcul des fréquences : Parcours de l’ensemble semaines d’observation et somme xn = nb evts ayant un écart de i semaines)
  5. [?] Utilisation d’une méthode de Monte-Carlo : sélection de 4 vagues sur 6 tirées aléatoirement, comprises entre 1947 et 2000, et recherche du coefficient de détermination R². Approximation de la densité de distribution des coefficients de détermination par une loi de Gumbel, applicable à des phénomènes qui suivent une distribution exponentielle. A noter sur des milliers de tirages, une loi de régression proche d’une puissance de 2 n’a jamais été obtenue : cette contrainte aurait encore rendu plus improbable le résultat.
  6. [?] Le soleil est constitué d’un ensemble de rythmes d’activités qui se superposent. Le plus connu d’entre eux, dure approximativement 11 années et est appelé cycle de Schwabe. Le cycle de Hale, de 22 années, est également assez connu. Il y en a d’autres moins connus, comme celui de Gleissberg de 88 ans. L’ensemble des cycles semble suivre une loi de distribution en puissance de deux qui a été remarqué par deux scientifiques Charles Perry et Kenneth Hsu (Perry, C.A., Hsu, K.J., 2000, Geophysical, archaeological, and historical evidence support a solar-output model for climate change: Proceedings of National Academy of Science, v. 97, no. 23, p. 1244-12438.). Ces cycles, sont proches des périodes d’activité constatées pour les vagues, sont rassemblés ici dans un tableau
  7. [?] Cette fonction dépend de la courbe de l’oubli mise au point par le psychologue Hermann Ebbinghaus, en.wikipedia.org : l’information que nous acquérons est toujours détruite en proportion de ce qu’il nous en reste en mémoire. Il est conseillé, pour apprendre efficacement, d’insister sur ce que nous oublions le plus vite (ce qui n’accroche pas en mémoire), et donc d’attendre d’oublier suffisamment. Pour des détails sur les calculs : supermemo.com. Au fil des répétitions, l’information est stabilisée.
  8. [?] Il est d’ailleurs intéressant de voir que c’est à ce niveau d’échelle que cela se passe.
  9. UNESCO (ONU) Natural Hazards maps, risk assessment & risk policy
  10. World Economic Forum publie un épais rapport annuel intitulé « Global Risks 201X »
  11. [?] p-value = fonction qui renvoie un score permettant de tester l’hypothèse nulle. On considère généralement que si la p-value est inférieur à seuil, généralement, 5%, alors le test de l’hypothèse nulle n’est pas significatif. Ou, en d’autres termes, que la corrélation que nous cherchons à mesurer peut-être signicative.
  12. [?] Sur un témoignage OVNI, pour convaincre ou se convaincre des conclusions à apporter, deux types d’approche sont principalement utilisées: amplifiante ou réductrice. Si nous prenons l’exemple classique, d’un triangle gris avec des lumières blanches en triangle et un feu rouge central :
    • L’approche amplifiante consiste à ajouter de l’information. Par exemple, indiquer qu’il s’agit non seulement d’un triangle mais aussi d’un vaisseau extra-terrestre, alors que rien ne le laisse penser. Peut-être aussi employé pour décrédibiliser un sujet : « il y avait des petits hommes verts ! ».
    • L’approche réductrice, consiste à enlever de l’information – généralement ceux qui veulent réduire à néant les éléments observationnels dérangeants pour les faire rentrer dans leur cadre de pensée. Ici, le triangle gris est supprimé des conclusions, seuls les 3 feux sont retenus pour devenir un avion.
  13. De manière générale, il est très difficile de rester objectif, en ne supprimant ou n’ajoutant pas l’information aux témoignages. Naturellement, nous cherchons à nous conformer à nos cadres de pensée. Je n’ai jamais vu d’enquêtes avoir l’honnêteté d’indiquer les opérations de réduction ou d’amplification réalisées en dressant sous forme de tableau le bilan.
  14. [?] Quelques exemples d’études de corrélation entre le vote Front National et le niveau d’instruction :
  15. De manière générale, la cartographie du vote FN à l’échelle des communes est mal connue du public. Pourtant elle est admirable. Lorsque j’ai eu le « bonheur » de la calculer en 2012 (avec les données issues des élections), je me suis rendu compte à quel point elle suivait les contours géographiques, véritables frontières culturelles : le long de la vallée de Garonne, le long de la vallée du Rhône et s’étend sur les grandes zones de plaines et de cultures permanentes fruitières. A l’inverse, les grandes villes font bouclier, bien au-delà de leurs limites administratives, les massifs montagneux également, dans une moindre mesure
  16. [?] Une bulle d’information et de données de plus en plus large entourera des objets technologiques futurs : la présence d’individus et d’êtres biologiques dans un rayon donné autour d’un véhicule bardé de capteurs avancé sera automatiquement détectée et envisagée suffisamment à l’avance pour qu’il n’y ait pas de « surprise » possible. Par ailleurs, toute l’information imaginable sur un pied de lavande pourrait être accessible à une civilisation très avancée ne serait-ce qu’en utilisant des moyens spatiaux, ou encore des moyens terrestres à base de nanotechnologies et/ou encore de robots-insectes qui ne nécessitent aucune raison de se montrer ostensiblement, et sinon de feindre de l’intérêt puis de la surprise devant le témoin
  17. [?] Suivant ses projections récentes, la NASA envisage la découverte d’une vie extraterrestre (simple) pour 2035
  18. [?] La Paralysie du sommeil et ses rapports avec des comportements hallucinatoires est notamment étudiée en France par T. Rabeyron
  19. [?] Bien évidemment, à l’instar de la météo, une prévision issue d’un modèle ne peut en aucun cas tenir lieu de certitude sur la réalité !

Schéma synoptique

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Schéma logique décrivant l’article et le cadre des recherches (cliquer pour zoomer)

Récupérée de « u-sphere.com »

source :http://w41k.com/103745

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